TRADITION & EXZELLENZ

Alessandro Cresta

Directeur du le Park Hyatt Paris Vendôme, Paris

EHG Ecole Hôtelière de Genève

 

Alessandro Cresta démarre sa vie professionnelle par un apprentissage de sommelier à Lausanne. Diplômé, il sait que la connaissance des langues est primordiale dans ce métier, raison pour laquelle il s’expatrie à Londres, puis à Francfort. Italien d’origine et élevé dans un pays francophone, à tout juste 20 ans il parle déjà 4 langues. Armé de ce bagage, il débute sa carrière au Hyatt de Montreux pour ensuite rejoindre le Noga Hilton de Genève, d’abord comme assistant, avant d’être nommé Directeur de restaurant. Mais il veut aller plus loin. Pour se donner les moyens et pour parfaire ses connaissances, il rentre à l’École Hôtelière de Genève en 1987. Difficile pour lui, au début, de se retrouver à nouveau sur les bancs de l’école. Les choses lui semblent bien calmes, plus passives que ce qu’il a pu vivre durant son début de vie professionnelle. Il se remémore ces années passées à l’École Hôtelière comme« géniales » ! Le savoir distillé était fort intéressant. Après 2 ans à l’école, couronnés par un diplôme de Cadre en Gestion hôtelière et Restauration, Alessandro Cresta connait le bonheur de tout hôtelier en faisant une ouverture d’hôtel, celle du Crowne Plaza à Genève en tant que Directeur des banquets. On lui décèle des talents de vendeur et une fibre relationnelle importante, le voilà comme assistant du Directeur des ventes. Successivement, il est promu Directeur des ventes, Directeur ventes & marketing de l’hôtel et finalement, prend la Direction ventes Suisse pour la chaîne InterContinental Hotels Group. L’opportunité de partir à l’étranger se présente. Il quitte Genève et part pour Dubaï en 2004 en tant que Directeur adjoint à l’hôtel InterContinental avec 650 employés. Puis à Prague, où il est nommé Directeur général de l’hôtel Carlo IV. Sa carrière continue en entrant dans le Groupe Concorde Hotels & Resorts, d’abord à l’Hôtel Martinez de Cannes durant 2 ans et demi, en qualité de Directeur général adjoint, avant d’être promu Directeur général de l’hôtel du Louvre à Paris. En 2013, Alessandro Cresta est nommé Directeur d’un des 6 palaces parisiens, le Park Hyatt Paris Vendôme, élu « best business hôtel en Europe ». Avec 350 employés sous ses ordres, cet homme, qui se dit passionné par son métier depuis toujours, croit en une chose : la volonté. Si on l’a, on grimpe les échelons. C’est pourquoi, il sait donner leurs chances à aux hommes et femmes de bonne volonté qui l’entourent. De l’époque de l’école, il a gardé cette volonté de bien faire pour avancer. Ce qu’il a appris et ce que la vie lui a enseigné le suivent au quotidien dans sa lourde tâche de directeur. Président durant de longues années de l’association des anciens de l’EHG, même si sa carrière l’a conduite loin de Genève, il a toujours autant de plaisir à se remémorer ses années d’études.

«Je suis attaché à l’EHG et ne manque jamais une occasion d’en faire la promotion !»

Eric Dubuis

Hotel & Gastro Union, Secrétaire pour la Romandie et membre de la direction, Lausanne

EHG Ecole Hôtelière de Genève

 

De l’EHG à, la boucle est bouclée ! Avant d’entrer à l’École Hôtelière de Genève, Éric Dubuis doit faire son un stage obligatoire. Pour ce faire, il est pris à l’hôtel Intercontinental à Genève. Au bout de quelques mois, une place de commis se libère, il est embauché et durant une année se familiarise avec le monde de la restauration. En 1989, il le voila à retrouver les bancs de l’école. Cherchant à se former à un métier de contact, ayant eu de très bons échos de cette école, c’est tout naturellement qu’il l’a choisie. Si la théorie enseignée au niveau de la cuisine lui apparait comme un milieu protégé, la pratique demande plus d’engagement. L’ambiance est bonne. Ses souvenirs tout autant. Et pourtant, pour Éric Dubuis, les choses ne sont pas simples. En effet, quand fini la journée à l’école, régulièrement il en attaque une deuxième en travaillant de nuit pour financer ses études ! Diplôme en poche, il est embauché comme assistant F&B à l’hôtel Mirador au Mont-Pèlerin où il a fait son deuxième stage. Un projet d’ouverture pour un groupe japonais le pousse à partir, mais rapidement la désillusion prend le pas sur l’euphorie, la crise au Koweït passant par là, le projet capote et tombe à l’eau. Il faut rebondir. Il revient à la restauration et entre comme maître d’hôtel à l’Hostellerie de la Vendée à Genève. C’est ensuite à l’Holiday Inn qu’on le retrouve comme directeur du restaurant et du bar puis comme directeur F&B au Movenpick à Meyrin. On sait combien le métier est difficile et demande à ne pas regarder aux heures. Eric Dubuis veut lever le pied. Il change de voie et entre comme commercial chez Bisa à Genève et par la suite dans le milieu des assurances. Puis c’est le retour aux sources, avec un poste au groupe DSR pour l’ouverture des restaurants de l’ONU. Un gros challenge important qui lui prend de nouveau beaucoup de temps. Quelques mois plus tard, il décide de donner une nouvelle tournure à sa carrière et devient conseiller en personnel à l’Office Cantonal de l’Emploi. Lui qui aime les contacts est comblé puisque sa mission consiste à replacer les chômeurs, à aider les étrangers chômeurs dans leur recherche d’emploi. Il devient ensuite titulaire à la commission tripartite du marché de l’emploi pour attribuer les permis à Genève. Le hasard de la vie lui fait rencontrer un représentant d’Hôtel & Gastro Union, groupement de plus de 22'000 membres qui a pour mission de valoriser les métiers de l’hôtellerie et de la restauration sous tous ses aspects. Un poste y est à pourvoir. Il postule et le décroche. Voilà 11 ans qu’Éric Dubuis travaille dans cette organisation. Pas une journée ne ressemble à la précédente. Secrétaire pour la Romandie et membre de la direction, il œuvre au sein d’une structure qui existe depuis 1886 et qui est reconnue comme le centre de compétences de la branche. De son passé à l’École Hôtelière, il garde des souvenirs de ce qu’il a appris. Mais selon Éric Dubuis, c’est tous les jours que l’on apprend. Des bases que l’on y reçoit à l’enseignement qui émane du quotidien d’une vie professionnelle, on avance dans la vie. L’école il la qualifie d’excellente et ne manque pas de la recommander à des enfants d’amis. L’alternance de la pratique et de la théorie sont, à ses yeux, un grand atout. Autre point fort, sa taille humaine. Tout le monde se connait.

«S’il y en a une école à faire en Romandie, c’est celle-là ! »